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Quels produits se vendent le mieux à Paris ?

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Le marché parisien de l’immobilier évolue. Par suite de la crise sanitaire, les mentalités changent et les actes suivent. Et le marché parisien se retrouve dans le rouge… Un mouvement qui touche plus ou moins toutes les surfaces.

La tendance serait-elle en train de s’inverser ? Sur le marché de l’immobilier parisien, le pouvoir serait-il en train de basculer des vendeurs aux acheteurs ? On est en droit de s’interroger face à l’évolution que connaît ce marché local.

Un marché qui subit de profonds changements

En effet, si la capitale a su conserver son attractivité durant les longs mois de crise sanitaire, l’état du marché a tout de même évolué. Ainsi, la phase de stabilisation observée en septembre semble toucher à sa fin. Alors que les prix intramuros ne diminuaient plus depuis le printemps, ils basculent de nouveau dans le rouge avec un recul de 0,7% à fin octobre, en l’espace de deux mois.

Un phénomène qui tend à s’accélérer et qui démontre d’un rééquilibrage des prix entre Paris et la province (lire à ce sujet notre article « Record battu : 1,208 million de transactions sur 12 mois ! »). En effet, les prix dans la capitale ont baissé de 0,4% au cours des 30 derniers jours pour s’afficher désormais à 10 377 € (-1,3% sur un an).

Et bien que la perspective de voir le m² repasser sous la barre des 10 000 € semble illusoire à moyen terme, le marché parisien fait face à des changements structurels profonds et rapides.

Ainsi, la pression immobilière se relâche puisque l’on ne compte plus que 8% d’acheteurs de plus que de vendeurs (1). Une situation exceptionnelle pour le marché local. Et qui explique aussi que le délai moyen de vente soit passé, dans la capitale, au-delà des deux mois. Aujourd’hui, 64 jours sont nécessaires pour qu’un bien trouve acquéreur (deux semaines de plus qu’au printemps dernier !). Des délais qui laissent à penser que les acheteurs prennent plus de temps pour réfléchir avant de faire une offre.

Une situation nouvelle liée à la crise sanitaire ? Pas vraiment. Car, comme l’indique l’Insee, entre 2013 et 2018 la capitale a perdu en moyenne 10 800 habitants chaque année, soit près de 54 000 habitants partis en l’espace de 5 ans. Un phénomène qui est constaté depuis 2012.

Les biens surestimés ne se vendent plus

Notons également que les acheteurs qui restent présents sur le marché local ne sont plus près à faire n’importe quoi. En effet, et bien que les prix de vente restent toujours élevés à Paris, ils ne sont plus enclins à acquérir des biens à des prix surestimés. Il est donc grand temps pour les vendeurs d’affiner le prix avec leur agent immobilier, s’ils veulent vendre leur bien dans les meilleurs délais et conditions.

Quels biens cherchent les acheteurs ?

S’ils sont moins nombreux, ce qui explique le mouvement baissier, les acheteurs voient aussi leurs exigences évoluer. Ainsi, la baisse des prix impacte davantage les petites surfaces que les grandes. Tandis que les plus petites surfaces ont vu leurs tarifs chuter de 1,9% en un an (-0,6% en un mois), les grandes surfaces n’ont de leur côté enregistré qu’une baisse de 0,5% au cours de la même période (-0,1% en un mois). Le besoin d’espace se fait donc sentir après avoir subi les contraintes des confinements. Ainsi, les appartements familiaux avec 3 ou 4 chambres restent demandés par les clients.

De même, à défaut de disposer d’une maison avec jardin, ce qui est rare et cher sur Paris, les acheteurs parisiens souhaitent dorénavant disposer a minima d’un espace extérieur (balcon ou terrasse) pour pouvoir profiter au maximum de l’extérieur. De plus, les arrondissements excentrés souvent mieux équipés en matière d’espaces verts que ceux du centre de Paris ont de plus en plus la côte. Où certains quartiers tirent leur épingle du jeu, avec une tendance plutôt haussière.

Le luxe toujours en vogue…

C’est sans compter avec le marché du luxe qui se porte très bien sur Paris. Ainsi, en 2021, les professionnels du secteur ont enregistré des niveaux records de vente, l’immobilier de luxe étant considéré comme une valeur refuge. Un phénomène qui s’explique également par le retour de certains français expatriés mais également par l’investissement d’une clientèle extra-européenne qui rêve toujours de la ville lumière…

Le marché de l’immobilier du Grand Paris confirme son attractivité

Si Paris voit son marché stagner voire reculer légèrement, le marché de l’immobilier du Grand Paris reste dynamique. Ainsi, une hausse des prix globale est constatée dans l’ensemble des quartiers de gare : +2,8% en 1 an, +24,8% sur 5 ans. Cependant, cette hausse ne doit pas masquer une autre réalité qui est que l’augmentation dans les quartiers de gare du Grand Paris connaît un léger ralentissement : +4,6% en 2020, contre +2,8% en moyenne entre juillet 2020 et juillet 2021.

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