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Marché immobilier au 1er trimestre 2022 : le bilan

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Alors que le premier trimestre 2022 affiche des résultats en recul, le marché immobilier souffrant d’une conjoncture un peu moins favorable, Paris enregistre elle aussi une légère baisse des prix au mètre carré.

À Paris, les crises successives ont freiné les ardeurs des acheteurs les plus audacieux ; certains renoncent, d’autres patientent, quelques-uns paniquent. Dans l’ensemble, comme sur l’ensemble du territoire, les investisseurs se sont montrés circonspects face au marché de l’immobilier.

La capitale, qui avait connu une forte hausse des prix – la barre des 11 000 euros par mètre carré a été allègrement dépassée –, a vu le marché se rééquilibrer. Au premier trimestre, un léger reflux est observé à Paris. Si la baisse est modérée, le prix moyen du mètre carré recule de 1 % pour atteindre 10 170 euros selon l’estimation de prix Meilleurs Agents au 1er mai 2022.

Pas de frénésie parisienne

Sur un an, le marché immobilier parisien a reculé de 2 % et les prix du mètre carré varient beaucoup selon les quartiers. Le prix moyen se situe entre 11 963 € et 14 068 € dans le VIIIe et le VIIe arrondissement avec des pointes à 22 013 € avenue Montaigne. Du côté du XVIIIe arrondissement, le prix moyen du mètre carré reste raisonnable : 9 791 € en moyenne ; dans le XVIIe arrondissement, il grimpe à 11 012 € ; dans le XXe, il chute à 9 541 €.

Plus on s’éloigne du cœur de la capitale, plus le ticket d’entrée dans le marché immobilier devient accessible : à Boulogne Billancourt, le mètre carré est à 9 229 € en moyenne, et à 5 691 € à Nanterre. Et tous les autres départements franciliens enregistrent des hausses, notamment la Seine-et-Marne et les Yvelines : +7,8 % et +5,6 % respectivement sur un an.

Ancien contre moderne

Le baromètre mensuel des notaires du Grand Paris enregistre 40 210 ventes de logements anciens en Île-de-France entre décembre 2021 et février 2022, donc -6 % par rapport à la même période de l’année dernière. Cependant, les volumes de ventes s’inscrivent 7 % au-dessus des 37 510 ventes recensées, en moyenne, ces dix dernières années.

En revanche, rien ne va plus du côté du logement neuf : l’Agence d’information sur le logement (Adil) de Paris évoque un nombre de ventes dans le neuf en baisse de -12 % (en collectif) et de -23 % (en individuel), par rapport aux chiffres de la même période, en 2019. Seules les ventes d’appartements de plus de cinq pièces ont augmenté.

Des stocks en hausse à Paris, en baisse ailleurs

Le nombre d’annonces immobilières publiées à Paris a progressé de +58,1 % en 2021 par rapport à 2020 et de +68,4 % par comparaison avec 2019. Une tendance qui concerne toute l’Île-de-France : avec le télétravail, les Franciliens souhaitent trouver un logement plus spacieux, plus ouvert sur l’extérieur. Mais seulement 79 % des Franciliens cherchent un bien dans leur région.

Dans l’Hexagone, la tendance s’inverse : les stocks s’épuisent, la demande qui ne cesse d’augmenter, avec un marché qui se tend à court et moyen termes. Certains spécialistes craignent essentiellement une crise par manque d’offres. La pénurie devrait ainsi toucher les maisons, dont les stockent ont baissé de 13,8 %. Les stocks d’appartements suivent le même chemin : -4 % par an depuis le début de la pandémie.

Tendance à la fuite

Parmi les grandes tendances du moment, apparues pendant les deux années de crise sanitaire, ponctuées de confinements, l’engouement pour la maison individuelle. On y télétravaille, on apprécie le jardin, la nature et la vie hors de mégalopoles polluées. Mais l’augmentation du prix des carburants commence à faire réfléchir certains citadins jusqu’alors candidats à l’exil. Et, début 2022, en ville, le besoin d’espace se fait sentir : à défaut de trouver la maison familiale de ses rêves, l’acheteur urbain recherche en priorité un bien doté d’un balcon ou d’une terrasse.

S’adapter à un pouvoir d’achat en berne

Les vendeurs vont-ils revoir leurs prétentions à la baisse dans les prochains mois pour s’adapter au pouvoir d’achat en chute libre des Français ? Rien n’est moins sûr, même si l’inflation rend les acheteurs plus prudents pour cause de pouvoir d’achat en régression. En tout cas, depuis le 1er janvier de cette année, sur les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière – elles ont valeur de normes juridiquement contraignantes –, les banques doivent appliquer un plafond de 35 % de taux d’endettement pour les emprunteurs et limiter la durée de remboursement à 27 ans.

Pour en savoir plus, vous pouvez allers sur notre page estimation.

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